Si vous devez chauffer au bois, appliquez ces précautions :

21 janvier 2015

LA PREVENTION - LA SECURITE

Si vous devez chauffer au bois, appliquez ces précautions : dans LA PREVENTION - LA SECURITE gif-anime-of5n0ak

Le chauffage au bois

Protégeons notre santé…

…de la fumée

CHAUFFER AU BOIS: Est-ce vraiment inoffensif?

Un feu de foyer, en apparence paisible, romantique et inoffensif, dégage une fumée composée de plus d’une centaine de substances toxiques différentes : particules fines, monoxydes de carbone, composés organiques volatils, oxydes d’azote et de nombreux produits irritants. Certaines de ces substances sont cancérigènes. D’autres, comme les particules fines, qui ont un diamètre inférieur à celui d’un cheveu, peuvent pénétrer profondément dans les poumons et affecter la santé.

Effets potentiels sur la santé de certains contaminants issus de la fumée de bois lorsque leur concentration est trop élevée dans l’air

Contaminants Effets
Monoxyde de carbone CO Maux de tête, nausées, étourdissements, aggravation de l’angine chez les personnes ayant des problèmes cardiaques
Composés organiques volatils COV Irritation et maux respiratoires; certains COV sont cancérigènes (ex. : benzène)
Acroléine et formaldéhyde - Irritation des yeux et des voies respiratoires
Particules fines PM2,5 Irritation des voies pulmonaires; aggravation des maladies cardiorespiratoires, mortalité plus hâtive
Oxydes d’azote NOx Irritation du système respiratoire, douleur à l’inspiration, toux, oedème pulmonaire
Hydrocarbures aromatiques polycycliques HAP Certains HAP sont considérés comme mutagènes ou cancérigènes ou soupçonnés de l’être
Dioxines et furannes - Cancérigènes probables

Source : Direction de la santé publique de Montréal-Centre

Ces effets peuvent être plus ou moins accentués selon la sensibilité des personnes. Les enfants très jeunes, les personnes âgées et celles souffrant d’asthme, d’emphysème ou de problèmes cardiaques sont les plus sensibles à la pollution de l’air.

Sur l’île de Montréal, environ 85 000 ménages possèdent et utilisent un foyer à bois. Lors de la combustion du bois une partie des gaz émis et des particules fines reviennent à l’intérieur. Ces fuites à l’intérieur de la maison seront plus ou moins importantes selon le type d’appareil utilisé, la qualité de son installation et les façons de le faire fonctionner. Les particules émises par le feu de bois ont la particularité de ne pas être retenues par les narines, ni par la gorge, et de pénétrer directement dans les poumons et le sang. cheminee prevention sécurité incendie dans LA PREVENTION - LA SECURITE
Il est temps de se soucier de l’air que nous polluons car c’est l’air que nous respirons

Quelques Questions – Réponses :

    1)  Mon foyer n’affecte pas la qualité de l’air à l’intérieur de mon domicile. En fermant la porte de mon poêle à bois, j’évite qu’il dégage des polluants dans la maison.

FAUX : La grande majorité des poêles à bois dégagent des polluants à l’intérieur du domicile, même s’ils sont bien isolés ou que leur porte est fermée. En fait, le chauffage au bois peut affecter encore plus la qualité de l’air à l’intérieur de votre maison que celle à l’extérieur. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables face à cette forme de pollution.

    2)  La fumée qui sort des cheminées peut entrer dans les maisons et affecter la santé.

VRAI : La pollution atmosphérique peut affecter la qualité de l’air dans les maisons et aggraver les problèmes de santé tels que l’asthme, la bronchite, l’emphysème ou les maladies cardiaques.

    3)  Mes ancêtres chauffaient au bois et n’en sont pas morts. On exagère le problème!

FAUX : Les études portant sur les effets nocifs des particules sur la santé sont assez récentes, mais elles démontrent aujourd’hui clairement le lien entre le chauffage au bois et de nombreux problèmes de santé.

    4)  En utilisant du bois sec et en contrôlant bien la combustion, il n’y a pas d’émissions nocives.

FAUX : Il est bien sûr extrêmement important d’utiliser en tout temps du bois sec et propre et de bien contrôler la combustion. Toutefois, brûler du bois entraînera toujours des émissions de polluants comme des particules fines, pratiquement invisibles, mais qui peuvent pénétrer très profondément dans le système respiratoire.

    5)  Le chauffage au bois constitue un problème seulement dans la région de Montréal à cause du grand nombre d’utilisateurs.

FAUX : Il est vrai que le nombre de périodes de SMOG augmente sans cesse dans la ville de Montréal, mais il faut savoir que ce problème ne concerne pas uniquement les grandes métropoles. Le nombre d’installations de chauffage au bois est en progression dans tout le territoire du Québec. Les données de Statistique Canada montrent que le nombre de logements dans lesquels on a recours au chauffage au bois a augmenté d’environ 60 % de 1987 à 2000. Durant cette même période, l’augmentation du nombre de logements était de moins de 20 %.

graphe

Pour connaître la nouvelle réglementation relative aux appareils à combustibles solides :
Cliquez ici

Sources :

  1. Direction de l’environnement et du développement durable
  2. Agence de la santé et des services sociaux de Montréal
  3. Environnement Canada

Échelle de cheminée

La fumée des feux de bois, danger pour la santé !

Près de trois millions de Canadiens chauffent au bois. Mais une combustion du bois inefficace émet des polluants dans l’air que nous respirons, particulièrement lorsque de mauvaises techniques de combustion et de mauvais appareils de chauffage sont utilisés.

Problèmes de pollution de l’air et les effets sur la santé

Des recherches démontrent qu’une réduction de la résistance à la maladie est associée, entre autres, à l’exposition à la fumée de bois. La fumée produite par la combustion du bois perturbe la membrane cellulaire, ralentit l’activité du système immunitaire, endommage les cellules inflammatoires qui protègent et nettoient les voies respiratoires et désorganise également le taux d’enzymes.

On compte, parmi les effets néfastes de la fumée de bois sur la santé, une augmentation des symptômes respiratoires, du nombre de visites au service des urgences pour des infections des voies respiratoires inférieures, une exacerbation de l’asthme et une diminution de la capacité respiratoire. Les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes atteintes d’une maladie cardiorespiratoire préexistante courent plus de risque de souffrir de la fumée de bois. Toutefois, les polluants dangereux associés à la fumée de bois affectent également les personnes en bonne santé.

Environnement Canada et Santé Canada ont dressé une liste de plusieurs substances chimiques dangereuses retrouvées dans la fumée de bois :

Les particules fines : (ces particules, de moins de 10 microns de diamètre, pénètrent jusqu’aux bronches) Les particules fines constituent un mélange de particules microscopiques, de grosseur et de composition variée et ce mélange est considéré toxique en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement. Ces particules sont inhalées profondément dans les poumons et mènent à de graves problèmes respiratoires jusqu’aux décès en surnombre, particulièrement chez les personnes atteintes d’une maladie cardiorespiratoire préexistante.

Monoxyde de carbone : Le CO réduit la capacité du sang à fournir l’oxygène nécessaire aux tissus, ce qui peut entraîner un stress au cœur. Lorsqu’il est inhalé en grande quantité, le CO cause la fatigue, des maux de tête, des étourdissements, des nausées, la confusion, la désorientation et, à un taux très élevé, il mène à l’inconscience, puis, la mort.

Oxydes d’azote (NOx) : Les oxydes d’azote réduisent la résistance des poumons aux infections. On compte parmi ses effets secondaires l’essoufflement, l’irritation des bronches particulièrement chez les personnes atteintes d’une maladie respiratoire telle que l’emphysème ou l’asthme.

Composés organiques volatils (COV) : Les COV causent l’irritation des voies respiratoires et certaines maladies. Certains COV, dégagés par une combustion du bois inefficace, tel que le benzène, sont cancérigènes.

Formaldéhyde : Le formaldéhyde cause la toux, les maux de tête, l’irritation des yeux et exacerbe l’asthme chez les personnes qui en sont atteintes.

Hydrocarbure aromatique polycyclique (HAP) : Une exposition prolongée à l’HAP semble présenter des risques de cancer.

Dioxine et furanne : Certains dioxines et furannes sont cancérigènes

Acrylaldéhyde : L’acrylaldéhyde cause l’irritation des yeux et des voies respiratoires.

Si vous devez chauffer au bois, appliquez ces précautions :

Vous pouvez réduire la pollution créée par le chauffage au bois résidentiel et améliorer la sécurité et l’efficacité de votre appareil de chauffage au bois.

  • Faites de petits feux intenses puisqu’ils produisent moins de fumée que ceux qu’on laisse brûler lentement et sans flammes.
  • Ne brûlez que du bois sec. Le bois vert ou humide produit beaucoup plus de fumée. Le bois mou, tel que le pin, dégage également plus d’émissions et de dépôts à l’intérieur de la cheminée. Le bois de chauffage doit sécher pendant au moins six mois.
  • Fendez le bois de façon à faire des bûches de 10 à 15 cm (4 à 6 po) de diamètre. Plus grande est la surface exposée, meilleur est le feu.
  • Ne jamais brûler de déchets, de plastique, de papier glacé, de carton ou de styromousse qui relâchent des substances toxiques dans l’air intérieur et extérieur.
  • Ne jamais brûler de bois tiré de l’eau salée. La combinaison du chlore et de la fumée produit la dioxine et le furanne, deux substances cancérigènes.
  • S’exposer à de la fumée produite par la combustion de bois traité ou peint, de panneau de particules agglomérées ou de contreplaqué comporte des risques pour la santé. Le bois traité à l’aide de vernis et d’agents d’étanchéité, le bois provenant de vergers et arrosé de pesticides, ainsi que le bois traité sous pression contiennent des produits chimiques toxiques. La combustion du bois traité dégage des substances toxiques dans l’environnement, par la fumée ou par les cendres qui sont par la suite jetées.
  • Conservez le bois à l’extérieur, dégagé du sol et couvert. Ne gardez que la quantité nécessaire à l’intérieur. L’excès d’humidité retrouvée dans le bois vert augmente le taux d’humidité à l’intérieur de la maison, ce qui peut mener à la formation de moisissure qui, par conséquent, peut causer de fortes réactions allergiques, des crises d’asthme, de l’irritation au niveau des yeux, de la gorge, du nez, de la peau et des voies respiratoires chez les personnes allergiques ou non aux moisissures.
  • Utilisez un poêle à bois, un foyer ou un foyer encastrable à haut rendement et certifié à faible taux d’émission par l’EPA, dont la norme est acceptée au Canada. Les émissions de la fumée produite de la combustion du bois par ces appareils de chauffage sont réduites de 90 p. 100 puisque la principale partie de la combustion se fait dans la chambre de combustion. Les unités à haut rendement permettent d’économiser un tiers du bois généralement brûlé tout en procurant la même quantité de chaleur.
  • Prévention des incendies Canada recommande fortement l’installation de détecteur de monoxyde de carbone dans toute maison ayant un appareil de chauffage au bois ou un garage.
  • Une maison écoénergétique réduit les besoins en chauffage.
  • Peu importe le type d’appareil de chauffage au bois, il doit être installé par des professionnels, inspecté et nettoyé une fois l’an par un technicien agréé par le Programme de formation technique de l’Association des professionnels du chauffage (APC). Ces techniciens en installation et en nettoyage de cheminée ont reçu une formation rigoureuse reconnue par l’industrie et par les gouvernements.

Source de l’article : http://www.pq.poumon.ca/environment-environnement/wood_smoke-fumee_bois/

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