Un incendie est un feu violent et destructeur pour les activités humaines ou la nature. L’incendie est une réaction de combustion non maîtrisée dans le temps et l’espace.

11 juillet 2013

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Un incendie est un feu violent et destructeur pour les activités humaines ou la nature. L'incendie est une réaction de combustion non maîtrisée dans le temps et l'espace. dans DOCUMENT 220px-Waldbrand-Bodenfeuer

Feu de forêt

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Les matériaux modernes, chlorés notamment libèrent de nombreux toxiques en brûlant

La prise en compte du risque d’incendie a conduit à créer des corps de lutte contre l’incendie : les pompiers.

Origine des incendies

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Navire frigorifique estonien Tahoma Reefer en feu dans le port de Monrovia, au Liberia, il fut secouru par un navire du Military Sealift Command

La majeure partie des incendies a des origines humaines (imprudence, malveillance, cause technique…). Les causes naturelles les plus fréquentes sont la foudre et la fermentation (tourbières…). Les causes des incendies peuvent aussi être énergétiques : étincelles, réactions chimiques, court-circuit. Ce terme est d’ailleurs très souvent erroné, car les protections de surintensité protègent efficacement de ce risque.

Selon les experts, les incendies d’origine électrique sont plutôt dus aux développement d’échauffements ponctuels accidentels, en particulier au niveau des connexions, ces phénomènes restent en effet quasiment indétectables.

Après les actes volontaires, on estime que le non-respect de l’interdiction de fumer et les incidents d’origine électrique constituent la majeure partie des risques de départ d’incendie.

Dangers d’un incendie

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Début d’incendie. L’épaisse fumée noire est produite par la combustion du goudron.

Une partie des principaux dangers auxquels s’expose une personne proche d’un incendie sont liés à la chaleur élevée. Même en dehors des flammes, on s’expose au risque de brûlure dues principalement aux fumées chaudes, mais aussi au rayonnement infrarouge, au contact avec des objets chauffés, à l’air chauffé, ou bien aux vapeurs d’eau produites par l’arrosage. Pour se prémunir des brûlures les pompiers sont équipés de vêtements protecteurs ignifugés et de casques ralentissant la progression de la chaleur vers la peau.

Les autres risques sont essentiellement respiratoires. En effet le feu consomme le dioxygène de l’air, indispensable à la survie et peut donc entraîner une asphyxie que l’on nomme risque anoxie. En outre le feu dégage des fines particules (communément appelées fumée) qui peuvent venir brûler l’intérieur des poumons, et souvent des gaz toxiques pouvant provoquer des empoisonnements, notamment le monoxyde de carbone. À titre d’exemple, les matières plastiques contenues dans une voiture peuvent générer 200 000 m3 de fumée à un rythme de 20 à 30 mètres cubes par seconde. C’est pourquoi les pompiers portent un appareil respiratoire isolant.

La chaleur peut provoquer des explosions de bouteilles de gaz et de réservoirs, ainsi que de certains produits comme les engrais ammonitrés. Ces explosions peuvent provoquer des traumatismes par chute (personne renversée), projection d’éclats, ainsi que de par la surpression occasionnée (blast).

En intérieur, il faut ajouter deux risques :

  • l’obscurcissement de la vision par la fumée : on ne voit pas où l’on va, et l’on peut donc faire une chute ou se perdre ;
  • le risque d’effondrement de la structure.

Enfin, des pompiers sont régulièrement victimes d’accidents de la route en se rendant à leur caserne lorsqu’ils sont appelés, notamment de nuit (conjonction du stress, de la fatigue, négligence des règles de sécurité routière).

Dégâts résultants d’un incendie

Lors d’un incendie, les dégâts ne sont pas uniquement causés par le feu lui-même. Tout d’abord, les suies dues à la combustions peuvent voyager bien plus loin que les limites du feu lui-même.

Il n’est pas rare en effet que les suies d’incendie se propagent à d’autres pièces, voire à d’autre bâtiments. Ces suies sont extrêmement volatiles et pénètrent partout, y compris dans tous les appareils électroniques exposés ce qui peut, en cas de non traitement, mener à un nouvel incendie dans le futur.

C’est pour cette raison qu’il est indispensable de faire appel à des sociétés spécialisées de l’assainissement après sinistres. Ensuite, lors de la combustion, des vapeurs chlorées sont rejetées dans l’atmosphère et pénètrent également partout.

Si l’effet n’est pas directement visible, il est mesurable et doit absolument être pris en compte lors du choix des techniques d’assainissement du site.

Si la zone sinistrée n’est pas traitée correctement, un problème de corrosion va vite apparaître et toucher toutes les pièces métalliques, y compris toute l’électronique. Ce phénomène peut entraîner l’effondrement de structures ou un nouvel incendie si l’électronique est touchée.

Pour finir, la plupart des dégâts proviennent généralement des centaines, voir des milliers de mètres cubes d’eau nécessaires à éteindre, puis refroidir un incendie.

 Il n’est pas rare non plus qu’une inondation se produise suite à explosion d’une conduite d’eau sous l’effet de la chaleur dégagée par les flammes.

Toute une opération de séchage et de déshumidification du site est donc nécessaire dans la majorité des cas. Si une action rapide des services de secours est primordiale, un bon assainissement professionnel et durable est nécessaire afin de préserver ce que les pompiers ont réussi à sauver.

Développement d’un incendie

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Feu de joie

Un incendie se développe en plusieurs phases au cours desquelles sa température va s’élever. Cependant en fonction de son environnement, il peut aussi s’étendre et décliner s’il manque de combustible, de comburant ou de chaleur.

Éclosion

La rencontre des éléments du triangle du feu, c’est-à-dire un combustible, un comburant (en général le dioxygène de l’air) et une énergie d’activation (chaleur, flamme nue, étincelle) suffisante vont permettre à la combustion de s’amorcer.

À ce stade, le dégagement de chaleur est modéré, les fumées peu abondantes (appelée parfois à tort aérosol, ce terme désignant en fait un mélange liquide/gaz alors que la fumée est un mélange solide/gaz)

Croissance

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L’incendie des entrepôts VR à Helsinki, Finlande, le 5 mai 2006.

La combustion produit de la chaleur (réaction exothermique), le feu entretient et accroît l’énergie d’activation. Si le combustible et le comburant sont disponibles en quantités suffisantes, l’incendie s’étend de manière exponentielle. On estime que pour éteindre un feu sec naissant, il faut :

  • un verre d’eau durant la première minute,
  • un seau d’eau au cours de la deuxième minute,
  • une citerne d’eau au bout de la troisième minute.

Dans le cas d’un feu dans un volume clos (par exemple un feu d’habitation), on estime que la température de l’air atteint 600 °C au bout de cinq minutes ; dans une cage d’escalier, elle peut atteindre 1 200 °C dans le même temps.

Phénomènes thermiques et progressions rapides du feu

Dans certaines conditions, il peut se produire une progression rapide du feu (PRF) par des accidents thermiques. Le principal facteur favorisant l’apparition de ces phénomènes est le flux d’air alimentant le feu :

  • feu alimenté en air (ex: dans local semi ouvert): Embrasement généralisé éclair ;
  • feu carencé en air (ex: dans un local clos)puis apport d’air en ouvrant subitement par exemple un porte: Explosion de fumées.

Cependant, les phénomènes sont plus complexes. Les Anglo-saxons distinguent deux types d’explosion de fumées, le backdraft et le smoke explosion, et envisagent la possibilité d’une explosion avec un feu alimenté (high pressure backdraft).

Ces phénomènes peuvent se produire pour des volumes très réduits, comme par exemple un conteneur de poubelles métallique.

Feu constitué

C’est le moment où le feu est au plus fort de lui-même. À ce moment-là, il ne peut plus croître et va suivre ensuite sa phase de déclin.

Déclin

Le déclin se fait lorsque le feu cesse de croître. Le feu va progressivement baisser en intensité puis entrer en combustion lente jusqu’à ce qu’il manque de combustible et s’éteigne.

Modes de propagation

Rayonnement

Il s’agit d’un mode de propagation à distance qui peut se faire dans le vide. C’est le phénomène qui fait que lorsque l’on est face à un feu, le côté exposé est chaud alors que le côté opposé est froid.

La fréquence du rayonnement située est dans l’infrarouge (IR). La puissance du rayonnement est fonction de :

  • la température (le rayonnement augmente avec la puissance quatrième de la température)
  • la distance (le rayonnement diminue avec le carré de la distance)
  • la nature des particules constituant les fumées, notamment les suies

Convection

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Propagation de l’incendie par la convection de fumée

La convection est un transport de gaz chaud. Un gaz chaud monte : la densité d’un gaz diminue avec la chaleur, la poussée d’Archimède provoque donc l’élévation de cette masse. Lorsque cette masse atteint un obstacle froid (par exemple un plafond), elle lui transfère sa chaleur, refroidit et retombe, il a donc un mouvement de « roulement », similaire au mouvement de l’eau portée à ébullition dans une casserole.

Dans le cas d’un incendie, les fumées suivent le même comportement ascendant. Elles peuvent parcourir des distances importantes et transférer leur chaleur à un matériau combustible qui serait sur leur trajet. On cite fréquemment le cas des feux de cave dont les fumées empruntent la cage d’escalier, épargnent les étages intermédiaires et s’accumulent dans les combles avant de les embraser. Dans le cas où les fumées contiennent des particules imbrûlées du fait d’une combustion incomplète, leur accumulation en un point distant peut conduire à une reprise explosive du foyer.

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L’ouverture d’une trappe de désenfumage empêche l’accumulation de fumée

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Une porte coupe-feu empêche la propagation de fumée et donc de l’incendie, et protège les personnes contre l’intoxication

Pour lutter contre l’accumulation des fumées et limiter leur caractère dangereux, des systèmes de désenfumage (trappes, ouvrants ou extracteurs) peuvent être implantés dans un bâtiment. À défaut, une des premières actions des sapeurs-pompiers sera de pratiquer une ouverture haute, au besoin en cassant le toit, une vitre ou bien un mur. Les portes coupe-feu limitent la propagation des fumées et donc celle de l’incendie. Elles protègent les personnes contre l’intoxication par les fumées.

Conduction

La conduction thermique est le mode de transfert thermique provoqué par une différence de température entre deux régions d’un même milieu ou entre deux milieux en contact sans déplacement appréciable de molécules. Ce transfert thermique spontané d’une région de température élevée vers une région de température plus basse obéit à la loi de Fourier.

Ainsi, le manche d’une cuillère métallique qui dépasse d’un plat bouillant va s’échauffer jusqu’à devenir brûlant. Lors d’un incendie, ce même phénomène peut transporter d’importantes quantités d’énergie d’une pièce à l’autre d’un bâtiment. Les matériaux métalliques (éléments de charpentes, rails, conduites, fers à béton…) ont une conductivité particulièrement élevées.

Projection

Des objets enflammés ou incandescents peuvent voyager dans l’air, soit emportés par le vent s’ils sont légers (par exemple feuilles d’arbre ou de papier, escarbilles), soit être projetés par une explosion. Ces objets peuvent créer de nouveaux foyers distants.

Puissance thermique

Plusieurs valeurs permettent d’approcher la quantité d’énergie libérée au cours d’un incendie :

  • le pouvoir calorifique d’un combustible : exprimé en kJ/kg ou kJ/m³, c’est la quantité maximale de chaleur que peut dégager l’unité de masse ou de volume pour une combustion complète ;
  • la charge calorifique : exprimée en kJ pour une zone, c’est la quantité totale de chaleur que peuvent dégager l’ensemble des combustibles présents dans un espace déterminé (une pièce par exemple) ;
  • le potentiel calorifique : en kJ/m² (pour une zone), c’est la charge calorifique rapportée à la surface au sol de l’espace considéré ;
  • le débit calorifique : en kJ/kg/s ou W/kg, c’est la quantité de chaleur produite par une unité de temps pour la combustion de l’unité de masse d’un combustible.

La chaleur dégagée par seconde (puissance thermique) lors d’un incendie dépend essentiellement du potentiel calorifique des objets. Voici à titre indicatif quelques puissances :

  • une chaise capitonnée : 500 kW (0,5 MW) ;
  • une petite commode : 1,8 MW ;
  • un canapé trois places : 3,5 MW ;
  • deux lits jumeaux en pin : 4,5 MW ;
  • puissance dégagée lors d’un embrasement généralisé éclair : 3—10 MW (7 MW en moyenne).

Ceci est à comparer avec la puissance thermique absorbable par un jet d’eau diffusé :

  • 0,5 MW à 40 L/min ;
  • 2 MW à 150 L/min ;
  • 6 MW à 500L/min.

Les vêtements de protection (textiles ignifugés) des pompiers, quant à eux, garantissent en 2005 une protection contre un flux de chaleur de 40 kW/m2, soit 0,04 MW/m2.

Grands incendies célèbres

Article détaillé : Chronologie des grands incendies.
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Incendie de San Francisco en 1906

  • Incendie de la bibliothèque d’Alexandrie en 47 av. J.-C..
  • Rome antique en 64 et en 191
  • Grand incendie de Bourges du 22 juillet 1487
  • Grand incendie de Londres du 2 au 5 septembre 1666
  • Les incendies survenus en août 1809 avaient entraîné une réaction particulièrement violente de Napoléon 1er[1].
  • Hambourg du 5 au 8 mai 1842 : un gigantesque incendie détruit environ 4 000 logements; environ 10 % de la population se retrouve sans toit.
  • Grand incendie de Chicago du 8 octobre au 10 octobre 1871 : détruit la majeure partie de la ville, et a permis sa reconstruction.
  • San Francisco suite au tremblement de terre de 1906
  • L’Incendie de Smyrne en septembre 1922.
  • L’incendie du Reichstag, à Berlin, le 27 février 1933 (célèbre pour des raisons politico-historiques)
  • Incendie des Nouvelles Galeries, sur la Canebière à Marseille en 1938.
  • Hambourg : de fin juillet à début août 1943, lors de l’Opération Gomorrhe.
  • Saint-Laurent-du-Pont : 1970 (1er novembre) : Incendie du dancing le 5-7 à Saint-Laurent-du-Pont (Isère, France) : 146 morts, tous jeunes.
  • CES Édouard-Pailleron : 1973 (6 février) : Incendie criminel d’un collège (Paris, France) : 20 morts dont 17 enfants.
  • Australie : incendies du Mercredi des Cendres 1983 en février, qui avaient fait 75 morts.
  • Théâtre de la Fenice le 29 janvier 1996.
  • Incendie du tunnel du Mont-Blanc, le 24 mars 1999.
  • Feux de forêt de l’été 2007 en Grèce
  • Incendies de Californie d’octobre 2007, (20 octobre – 9 novembre 2007).
  • Feux de brousse de Victoria de 2009 en février en Australie qui avaient fait au moins 181 morts[2] et des destructions importantes (365 000 hectares, 1 000 maisons).

Incendies volontaires

Un incendie criminel est l’acte volontaire de mettre le feu dans l’intention de détruire un bien ou de tuer des individus. Moyens de vengeance, l’incendie criminel est aussi l’œuvre de personnes atteintes de troubles psychiatriques ou pyromanes. Les incendies criminels sont aussi depuis longtemps une pratique courante au cours d’affrontements militaires ou sociaux.

Les mobiles

  • Intention de nuire
  • Pyromanie
  • Escroquerie aux assurances
  • Promoteurs immobiliers

Source de l’article : http://fr.wikipedia.org/wiki/Incendie

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